Enigme des BIB n°11 (le secret de Jacques)
Le secret de Jacques
(Les lignes qui suivent, bien que contenant quelques parcelles de vérité,
ne sont qu’une fiction, fruit de mon imagination)
L’Histoire ne retient que les victoires des hommes avides de gloire. Les héros soucieux de la discrétion disparaîtront. Cependant, certains ayant souhaité l’ombre de leur vivant, ont laissé quelques traces prouvant soit leur courage, soit leur génie. Ce sont les orgueilleux posthumes.
Je me présente : Théophile Rorient. Picto Charentais de naissance, ma patrie affective est celle des chouans. Cette page de notre histoire, n’est que très marginalement enseignée. C’est sans doute cela qui me donna le goût du détail historique, de l’épopée méconnue et des héros anonymes. Ma grand-mère maternelle, prénommée Jeanne (Comme la pucelle), n’y est pas non plus étrangère. Elle m’a transmis l’esprit du détail qui, selon elle, différencie l’érudit du cultivé.
Depuis quelques années, avec l’avènement du haut débit, je me plais à jouer les rats de bibliothèques virtuelles et à compulser des informations sur toute une série de sujets. Ces derniers sont tout aussi variés que le cycle de l’eau, la cryptographie, la pêche à la ligne, les templiers, les wargames, le seigneur des anneaux, les grandes inventions et bien entendu l’histoire.
Habitant la cité berruyère depuis plus de quinze ans, mes recherches se sont naturellement tournées vers Bourges et ses personnages célèbres. Croisant différentes biographies de Jacques Cœur (Grand argentier du Roi Charles VII), il m’est apparu que cette icône berrichonne n’était peut-être pas le mécène tant admiré. Son ascension fulgurante, ses malversations avérées mais pardonnées, ne peuvent pas être le seul fruit de son génie.
Née en 1395 à Bourges, son père était simple pelletier, c'est-à-dire terrassier. A l’age de vingt cinq ans il épouse Marcée de Léodepart, petite fille du maître des monnaies de la ville. Deux ans plus tôt, Charles VII décide de s’installer à Bourges. C’est dans ce contexte, en pleine guerre de cent ans, que le destin de Jacques Cœurs se dessine. Arrêtons nous un instant et posons nous la question suivante : pour quelle raison Charles VII choisit-il bourges pour capitale ? Je vais tenter d’établir une nouvelle hypothèse, sans doute une des plus farfelues.
En pleine guerre de cent ans contre les anglais, Charles VII perd du terrain et des alliers. C’est en 1418 qu’il rencontre un autre Charles, Charles de Beaujeu. Ce dernier va lui proposer son aide. Charles de Beaujeu, possède plusieurs domaines en berry. Dont le château de Sens Beaujeu dont il est le seigneur, et un grand hôtel particulier à Bourges. C’est là qu’il propose d’installer Charles VII, loin du front et des complots de la cours. Il affirme aussi, qu’il trouvera un soutient financier auprès du maître des monnaies locale. Les dessous de ces affaires sont encore plus obscurs.
Charles de Beaujeu est le descendant direct de François de Beaujeu qui fut un proche de Jacques de Molay un siècle plus tôt. En 1317, sentant la fin de l’ordre du temple proche, Jacques de Molay confia à François de Beaujeu une mission de la plus haute importance. Il devait sauver une partie du trésor des templiers et assurer l’avenir de l’ordre. Le secret devrait être total, en tous cas pendant cent ans, cette période allant constituer les temps de malheurs promis à Philippe le Bel et à ses descendants. François de Beaujeu s’acquitta de sa mission et confia à sa propre descendance la pérennité du temple. Le trésor, sauvé du pillage, fut convoyé en grand secret à Bourges et remis aux soins du maître des monnaies.
Jacques Cœur épousa la petite fille du maître des monnaies en 1420. Gaston de Léodepart, le fameux gardien du trésor, initia Jacques Cœurs aux secrets du temple et lui confia le soin de « blanchir » ce trésor pour le compte du Roi. Il fût reconnu coupable d’avoir émis de la fausse monnaie après seulement quelques mois au service de Charles VII, mais il était dans le secret du temple et en habile négociateur, il ne fut pas inquiété. Lors d’un inventaire, Jacques Cœur déroba un coffret d’argent contenant un cristal. Ce coffret faisait déjà parti de l’inventaire du trésor du temps de Jacques de Molay. Le grand maître le mentionna explicitement lorsqu’il confia sa mission à François de Beaujeu (cf : Schiffreman Franc-maçon 1712). Devenu fermier des monnaies puis grand argentier du Roi, la fortune de Jacques Cœur ne cessa de croître. Si il avait « pioché » dans le trésor, il aurait été arrêté et nous n’en aurions jamais plus entendu parler. Ce ne fut pas le cas. Il faut aussi noté plusieurs voyages sois disant commerciaux que fit Jacques Cœur en Egypte.
LE SECRET DE JACQUES (L’Outil de sa fortune)
La révélation me vint lorsque je découvris dans les archives de la Grande Maison (Actuel palais Jacques Cœur) les pictogrammes suivants. Si comme moi, vous arrivez à déchiffrer ce texte, vous connaîtrez :